Notre attachement inconscient à nos souffrances

L’enseignement Bouddhiste nous parle de la paix que l’on trouve dans le non attachement.

Être présent aux choses, aux êtres qui existent mais sans s’y attacher entraîne une liberté et une paix profonde.
Garder la conscience que toute chose est impermanente nous permet de ne pas nous attacher aux choses ni aux évènements car tout change et rien ne dure.
Une seule chose est permanente c’est le changement.

« On ne possède jamais réellement les choses. On ne fait que les tenir un instant . Si l’on est incapable de les laisser aller, ce sont elles qui nous possèdent. » Antony De Mello

Tant que nous nous attachons, nous ne sommes pas libres et nous sommes en proie à la souffrance de la perte et à l’insatisfaction.

Le futur n’existe pas encore et nous voulons obtenir plus encore pour accéder au bonheur, tout en ayant peur de perdre ce que nous avons obtenu, ce qui nous conduit à désirer autre chose, encore et encore …
Finalement être attaché au passé, au futur, aux choses, aux personnes, procure toujours de la souffrance car, tant que nous leur donnons le pouvoir de nous apporter le bonheur nous leur donnons aussi le pouvoir de nous faire souffrir.
Savez-vous que l’on peut être autant attaché aux personnes qu’à notre propre souffrance émotionnelle ?
Comment ???? mais n’importe quoi ! Personne n’est attaché à sa souffrance !
Et pourtant si….

Notre attachement à notre propre souffrance est parfois si puissant qu’il nous empêche purement et simplement de nous en sortir.
Mais non enfin ! Je ne suis pas mazo ! Évidemment que je veux m’en sortir ! Évidemment que je veux mettre fin à ma souffrance !
La volonté n’a rien à voir avec tout ceci… il s’agit là d’un attachement totalement inconscient à quelque chose qui est parfaitement connu de notre inconscient, si bien qu’il ne sait et ne peut s’en défaire.

Toutes les fois où vous avez la volonté consciente de vous en sortir, d’agir autrement, de changer votre vie, il vient créer des résistances, il retourne de manière automatique à ce qu’il connaît le mieux, il vous fait croire que c’est impossible, que ce n’est pas pour vous, que vous n’allez pas y arriver ou qu’il n’y a rien de mieux pour vous.

Certain attachement inconscient sont si puissants qu’ils nous empêchent de nous prendre en main, de nous responsabiliser et nous donne de fausses informations sur les situations, nous maintenant même parfois dans une posture de victime dont on a du mal à se défaire.

Certains appellent cela « la zone de confort ». Une zone dans laquelle nous serions « confortablement » installés comme dans un bon vieux canapé et où le changement ne peut avoir lieu car trop effrayant par rapport à ce que l’on a l’habitude de vivre.
Je ne suis pas du tout d’accord avec cette appellation de « zone de confort ».
Elle n’a rien de confortable. Je le sais, car je la connais parfaitement bien. Et je sais que la souffrance peut y être extrêmement vive et permanente… Au secours la zone de confort !
Alors oui, c’est bien une zone dans laquelle le changement est rendu impossible et certain aime à dire « bouge-toi ! Sors de ta zone de confort ! Lance-toi des défis! »

Mais comment ? Oui comment faire quand la peur est si intense qu’elle paralyse totalement toutes nos initiatives ?
Le changement est si effrayant pour notre inconscient. Alors, penser qu’il s’agit juste de « se bouger » pour y arriver est totalement utopique.
Savez-vous que votre inconscient dirige 95 % de toute votre existence ?
Comment voulez-vous qu’avec les 5 % restant de votre conscient vous puissiez lutter contre la puissance de ce qu’a mis en place votre inconscient ?

A ce stade, rappelons que votre inconscient ne vous veut pas de mal. Il a mis en place des modes de fonctionnement, il y a longtemps, pour vous protéger de la souffrance justement, et il réactive ces modes de fonctionnement de manière automatique car c’est tout ce qu’il connaît.
Aujourd’hui, ces modes de fonctionnement ne sont plus adaptés car les croyances et les peurs de l’enfant que vous étiez n’ont plus de raison d’être, mais lui, ne le sait pas.

C’est pour cela qu’il ne souhaite pas changer et qu’il vous envoi le signal que vous ne pouvez pas changer.
C’est cela l’attachement à la souffrance… c’est être plus attaché à ce que l’on connaît, même si cela est parfois intolérable à vivre… car notre inconscient pense qu’il est impossible de changer car il a peur de ce qu’il ne connaît pas.

Nous sommes attaché à notre souffrance comme à un vieil ami qui serait méchant avec nous… il nous fait des remarques désobligeantes, il nous juge, nous critique mais on le garde dans nos amis par habitude, en occultant sa méchanceté, on lui trouve des circonstances atténuantes, on arrive même à lui trouver des bons cotés, et il est impassable de le retirer de notre vie.

Pourtant c’est bénéfique de se défaire des amis néfastes et, prendre consciente de notre attachement inconscient à nos difficultés et notre souffrance est le 1er pas de la libération.

La bonne nouvelle c’est que vous pouvez agir contre cet attachement inconscient.

D’abord en ouvrant votre conscience à tous les messages qu’il vous envoi pour vous empêcher d’agir. Être conscient des informations erronées que ces messages transportent.
Ensuite, en écoutant vos ressentis : qu’est ce que ces messages vous créés comme ressentis ?
Et puis, prendre conscience de l’inconfort dans lequel cela vous plonge.
Enfin, accepter que vous souffrez et accepter d’être acteur dans cette souffrance.

Lorsque vous aurez accepté votre rôle dans cet attachement inconscient, vous serez prêt à cheminer vers la libération.

Avec le Détachement Emotionnel Express®, nous allons à la racine de vos difficultés pour les déraciner et déprogrammer en conscience vos attachements inconscients.

Plus d’infos :

Détachement Emotionnel Express®

Sophie Casquel
Thérapeute en Détachement Emotionnel Express®